Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Blog d'infos, reportages, interviews ouvert à tout jeune 13 à 18 ans souhaitant découvrir le journalisme en publiant ses articles avec les conseils d’étudiants de l'Ecole Publique de Journalisme à Tours. Inscrivez-vous en cliquant sur la page "Devenez jeune reporter» vous recevrez votre carte jeune reporter avec cahier. Activité coordonnée par l’association «Jeunes reporters 8 à 18 ans» en Indre et Loire (37) proposant aussi des sorties, des ateliers journalistiques et un autre blog pour les 8/13 ans www.jeunesreporters8ans13ans.fr

09 Oct

Le Camp de Douadic**

Publié par Laurine Varnier, 17 ans, Le Blanc.  - Catégories :  #Histoire, #Actu

Un groupe de déportés dans le camp de Douadic. Entre 1940 et 1944.

Un groupe de déportés dans le camp de Douadic. Entre 1940 et 1944.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, la petite ville de Douadic a accueilli un camp de transit pour les juifs étrangers. Au tout début du conflit, le camp servait à la détention de prisonniers allemands. Lors de l’armistice du 17 Juin 1940, annonçant la capitulation des Français face à l’ennemis Nazi, le camp accueille les chantiers de la jeunesse.

Eté 1941. Les nazis élaborent la solution finale, et en 1942 organisent des rafles de juifs. Le régime de Vichy accepte de faire arrêter par la police française 20 000 juifs étrangers en zone occupée et 10 000 en zone libre. Le département de l’Indre en zone libre, le camp de Douadic devient alors Centre de ramassage et de triage : on y achemine les juifs arrêtés lors des rafles dans le but de les déporter s’ils en ont la capacité physique. Rares sont les exemptés. Les futurs  déportés arrivent en bus au camp et ne restent que quelques jours avant de partir au camp de Nexon (Haute Vienne) ou de Rivestals (Pyrénées), puis à Drancy et enfin à Auschwitz. La plupart des juifs du camp de Douadic sont des étrangers s’étant réfugiés en France, des enfants, des hommes et beaucoup de femmes.

Le camp de Douadic comprenant plusieurs baraquements s'étallait sur plusieurs hectares.

Le camp de Douadic comprenant plusieurs baraquements s'étallait sur plusieurs hectares.

Le camp est géré par un directeur, on y compte un cuisinier, un ravitailleur, un surveillant, un comptable et une infirmière de la Croix rouge, Jane Billard, qui par sa bienveillance est restée dans la mémoire des survivants. Elle a d’ailleurs filmé certaines scènes du camp.

            Les déportés travaillent à l’entretien du camp, coupent du bois pour se chauffer et cultivent un jardin. Un atelier de couture est créé. Certains sont envoyés dans des familles berrichonnes comme domestique ou travailleur des champs. Les conditions d’hygiène sont précaires : épidémie de poux, couche de paille, toiture des baraquements en bois laissant passer l’eau.

On estime qu’en tout, 500 personnes ont été victimes de rafles dans le département de l’Indre.  Plus de 300 ne sont pas revenues. En période de rafles (26 août 1942 et août 1943), les juifs restaient quelques jours avant d’être déportés.

Sur cette photo, Jane Billard (en robe blanche), l'infirmière du camp.

Sur cette photo, Jane Billard (en robe blanche), l'infirmière du camp.

En octobre 1944, suite à l’avancée des Alliés grâce au débarquement de Normandie, le camp n’accueille plus de juifs et est transformé en Centre d’Internement des Collabos et de stockage d’armes pour les Résistants. L’infirmière Jane Billard resta jusqu’à la fermeture du camp, en mars 1945. A la fin de la guerre, les terres où se trouve le camp ont été rendues à leur propriétaire et les baraquements rasés. Seule reste la mémoire de ses survivants et les images tournées par Jane Billard, et notre devoir de mémoire, à nous.

Le Camp de Douadic**
Commenter cet article

Archives

À propos

Blog d'infos, reportages, interviews ouvert à tout jeune 13 à 18 ans souhaitant découvrir le journalisme en publiant ses articles avec les conseils d’étudiants de l'Ecole Publique de Journalisme à Tours. Inscrivez-vous en cliquant sur la page "Devenez jeune reporter» vous recevrez votre carte jeune reporter avec cahier. Activité coordonnée par l’association «Jeunes reporters 8 à 18 ans» en Indre et Loire (37) proposant aussi des sorties, des ateliers journalistiques et un autre blog pour les 8/13 ans www.jeunesreporters8ans13ans.fr